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EXPOSITION // BATTERIE ÉTENDUE

Du Vendredi 05 au Dimanche 28 Février 2021

BATTERIE ÉTENDUE

Une exposition (à distance) proposée par le Bon Accueil

// Du 5.02.21 au 28.02.21

Avec Yves Chaudouët, Paul Destieu, Alexandre Joly, Valentina Magaletti, Tachycardie, Stéphane Vigny

Le Bon Accueil est heureux de pouvoir reporter l'exposition Batterie Étendue. Initialement prévue en avril puis novembre 2020, elle s’est étoffée au gré des reports et annulations dus à la COVID-19 de 3 nouveaux artistes et d’un nouveau lieu, le Jeu de Paume.


En raison de la crise sanitaire, nous ne sommes malheureusement pas autorisés à accueillir du public jusqu'à nouvel ordre.
Consultez régulièrement l'événement Facebook de l'exposition, notre site et celui du Bon Accueil pour connaître les évolutions.

En attendant, à partir du 5 février, découvrez l'exposition en vidéo : 
www.bon-accueil.org



Le titre de l’exposition dit presque à la lettre le projet de celle-ci : tenter de créer une sorte de méta-batterie en réunissant les œuvres d’artistes qui ont emprunté un ou plusieurs éléments à cet emblème des musiques populaires. L’idée de cette exposition collective est également née du constat d’un retour en force de la batterie sur les sols gris des galeries et dans les bacs des disquaires.

Aux Ateliers du Vent, la sélection des œuvres s’est faite à partir de la sculpture Batterie Fragile d’Yves Chaudouët. Celle-ci, d’une blancheur diaphane se constitue d’un kit de batterie dont la plupart des éléments, charleston, tom, cymbales, ont été remplacé par leur double en porcelaine, comme si les éléments originaux s’étaient évaporés pour laisser place à des doubles fantomatiques. Le jeu, la contrainte oumipienne, a donc consisté à retrouver toms et cymbales « disparus » dans les œuvres d’autres artistes.

Stéphane Vigny ne pouvait manquer de figurer parmi les artistes invités, tant la batterie l’a inspiré à plusieurs reprises. Il a notamment imaginé une batterie à partir de fûts à vin en chêne Vintage, 2007-, ou motorisé 130 cymbales en rangs serrés évoquant un escadron de soucoupes volantes 130 cymbales motorisées, 2011. Pour cette exposition, c’est l’œuvre 120 cymbales en désordre qui a été retenue. Les 120 cymbales qui composent justement la sculpture sont arrangées de telle manière à former comme une sorte de montagne dont le contour peut évoquer une foule se massant vers un point central les bras tendus, ou encore un batteur levant vers les projecteurs ses deux baguettes avant le coup final. On perçoit dans cette œuvre quelque chose de dynamique, énergique et vivant. Les reflets cuivrés des cymbales, contrastant avec les tiges chromées des pieds qui les supportent, accentuent ce dynamisme et attirent également le regard sur les qualités réfléchissantes des matériaux.

L’installation Cosmic Call, d’Alexandre Joly se compose d’un tom basse sur lequel il a disposé un tas de grelots mis en vibration par un moteur. Au mur, une tapisserie de piézos dorés diffusent un son ténu qui irradie dans l’air. Comme c’est systématiquement le cas chez Alexandre Joly, le son est le signe de la présence d’un monde invisible, supranaturel, un viatique permettant d’accéder à des états de conscience modifiée, hypnagogique; il déchire le voile qui sépare différents niveaux de réalités.

Sorte de coda, l’oeuvre Météore, de Paul Destieu réunit à nouveau tous les éléments qui composent une batterie, mais sous la forme d’un mobile suspendu à 5 mètres de haut. Comme si une bourrasque avait soufflé dans les airs la batterie qui servit de modèle à Yves Chaudouët, laissant derrière elle une enveloppe diaphane.

Les deux performances de Valentina Magaletti et Jean-Baptiste Geoffroy aka Tachycardie (deux artistes du label Un je-ne-sais-quoi) sur la Batterie Fragile d’Yves Chaudouët font partie intégrante de l’exposition.
la Batterie Fragile d’Yves Chaudouët est d’ailleurs présentée dans une nouvelle version pensée pour le concert (une a déjà été détruite, l’autre est conservée au Frac Aquitaine). L’oeuvre a donc également cette dimension vivante, scénique; une sculpture fonctionnant autant grâce à sa force d’évocations sonore, qu’à l’huile de coude des musiciens inviter à jouer de l’instrument.